Etude de la bible

Étude de la Bible

Étude – Évangile de Jean chapitre 5, 6

Jean chapitre 6

Jean 6.1 à 15

La multiplication des pains

1 Après cela, Jésus s’en alla de l’autre côté de la mer de Galilée, de Tibériade. 2 Une grande foule le suivait, parce qu’elle voyait les miracles qu’il opérait sur les malades. 3 Jésus monta sur la montagne, et là il s’assit avec ses disciples. 4 Or, la Pâque était proche, la fête des Juifs. 

 

Jésus, le fils de Dieu, est venu offrir un festin à des êtres miséreux :

• Seul miracle qui est rapporté dans les quatre évangiles.

Matthieu 14, nous apprend que Jean Baptiste vient d’être exécuté par Hérode. Jésus en est profondément attristé.

Marc 6, nous apprend que les 12 reviennent de mission. Ils sont fatigués.

Luc 9, nous apprend que Jésus a accueilli la foule, l’a enseignée, et guéri les malades qui s’y trouvaient.

Les disciples demandent à Jésus de renvoyer la foule.

⇨ Tout ceci, donne une vision plus complète du contexte dans lequel Jésus multiplie la nourriture. Tristesse, déception, fatigue. Malgré tout cela Jésus enseigne, prie pour les malades, et se soucie de leurs besoinsélémentaires.

⇨ Jésus voyant la foule et sa misère, se laisse trouvermalgré sa fatigue. Ainsi on observe une différence entre Lui et ses disciples qui manquent cruellement de compassion.

5 Ayant levé les yeux, et voyant qu’une grande foule venait à lui, Jésus dit à Philippe : Où achèterons-nous des pains, pour que ces gens aient à manger ? 6 Il disait cela pour l’éprouver, car il savait ce qu’il allait faire. 7 Philippe lui répondit : Les pains qu’on aurait pour deux cents deniers ne suffiraient pas pour que chacun en reçût un peu. 8 Un de ses disciples, André, frère de Simon Pierre, lui dit : 9 Il y a ici un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons ; mais qu’est-ce que cela pour tant de gens ?

 

Ces versets nous montrent que si nous comptons sur nosmoyens, nous serons vite dépassés par nos besoins profondsainsi que par ceux des personnes qui nous entourent.

Par ailleurs, nous voyons dans ce passage que Jésus teste Philippe afin de déterminer s’il est ou non un homme de foi. En effet, Jésus sait d’avance ce qu’il va accomplir, ainsi sa question a pour but de tester Philippe. Celui-ci estime que pour nourrir toute cette foule, il faudrait posséder 200 deniers soit environ neuf mois de salaire. De plus André va lui aussi dans ce sens lorsqu’il demande : « Qu’est-ce que cela ? » en parlant des cinq pains et des deux poissons. C’est alors que Jésus ne regarde plus à ce qu’ils n’ont pas, mais à ce qu’ils ont.

⇨ Ne raisonnons plus sur le peu que nous avons ou sommes, à l’inverse croyons que Jésus peut faire beaucoup avec ce que je suis. Le peu que nous avons ;notre vie, notre santé, nos forces doivent être offerts à Jésus, si nous désirons le voir agir et multiplier. En effet, le jeune garçon a offert par la foi ce qu’il avait et Jésus a agi, il a multiplié.

10 Jésus dit : Faites-les asseoir. Il y avait dans ce lieu beaucoup d’herbe. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes. 11 Jésus prit les pains, rendit grâces, et les distribua à ceux qui étaient assis ; il leur donna de même des poissons, autant qu’ils en voulurent. 12 Lorsqu’ils furent rassasiés, il dit à ses disciples : Ramassez les morceaux qui restent, afin que rien ne se perde. 13 Ils les ramassèrent donc, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux qui restèrent des cinq pains d’orge, après que tous eurent mangé.

Il convient de noter que Jésus prend le temps de faire asseoir la foule aussi grande soit-elle et de faire ramasser ce qu’il reste. De même nous devons prendre le temps de rendre grâce.

Par ailleurs Jésus ne laisse pas la foule en désordre : Il ne laisse pas les disciples servir la nourriture sans que la foule puisse identifier et comprendre ce qu’il se passe.

– Il les fait s’asseoir : ordre, calme, observation, discipline.

– Il rend grâce : Tous les regards sont tournés vers Jésus, les pains et les poissons.

Ainsi tous sont attentifs et voient clairement, distinctement le miracle se produire.

– Il multiplie en grande quantité : il est dit qu’ils en eurent « Autant qu’ils en voulurent » ainsi voyons-nous queJésus peut subvenir aux besoins du monde entier.

– Il demande que le reste soit ramassé : Malgré sa capacité à multiplier, Jésus n’est pas pour le gaspillage.

 

⇨ Observons bien et tirons des leçons des miracles et exaucements de Jésus dans nos situations. Apprenons à nous asseoir, à faire silence, à regarder à lui. Ramassons, soyons économes, que rien ne se perde de ses paroles, de ses actions et gardons tout au fond de nous afin de nous en souvenir.

14 Ces gens, ayant vu le miracle que Jésus avait fait, disaient : Celui-ci est vraiment le prophète qui doit venir dans le monde.   15 Et Jésus, sachant qu’ils allaient venir l’enlever pour le faire roi, se retira de nouveau sur la montagne, lui seul.

 

Jean Baptiste est mort, Jésus voit cette foule comme un troupeau de brebis sans conducteur, livrée à elle-même. Il sait le réel besoin de ces gens d’avoir un berger à suivre.

⇨ Le diable agit dès qu’il y a un miracle car il ne peut laisser les âmes s’approcher de la vérité librement. Ainsi il insuffle aussitôt en cette foule le désir de se saisir de Jésus pour le proclamer roi à la place de César. Un soulèvement d’unefoule de 5000 hommes sans compter femmes et enfants est suffisant pour faire trembler le pouvoir en place. Or le proclamer roi d’Israël ferait échouer le plan de Salut.

Jean 6 : 16-22

Jésus marche sur l’eau.


Quand le soir fut venu, ses disciples descendirent au bord de la mer. Étant montés dans une barque, ils traversaient la mer pour se rendre à Capernaüm.
Jésus les envoie sur la barque, puis il contrôle la tempête. A nouveau Jésus montre sa supériorité, en l’occurrence sur les éléments naturels. Ce qui nous rappelle l’Ancien Testament dans lequel Il est présenté comme le Dieu de la nature, son Créateur en ce qu’Il ordonne aux éléments ; par exemple, Moïse a traversé la Mer Rouge.
Dans Matthieu 14:22 il est dit que Jésus les « oblige » à monter dans la barque . Le fait qu’ils aient été obligés signifie qu’ils éprouvaient de la réticence à le faire, sûrement parce que certains d’entre eux en tant que pêcheurs connaissaient bien la mer et savait que celle-ci était alors peu propice à un voyage sur elle. Comme on l’apprend dans la suite du passage, elle était agitée. D’emblée nous voyons alors l’obéissance des disciples à Jésus.
Il faisait déjà nuit, et Jésus ne les avait pas encore rejoints. Il soufflait un grand vent, et la mer était agitée. Après avoir ramé environ vingt-cinq ou trente stades, ils virent Jésus marchant sur la mer et s’approchant de la barque. Et ils eurent peur.
Plus le Seigneur s’approche, plus ils ont peur. Il est même dit dans Marc 6 :49 qu’ils pensaient que Jésus était « un fantôme ». De ces réactions nous pouvons conclure qu’ils ne s’attendaient vraiment pas à Le voir et encore moins à avoir Son aide. Pour eux il est inconcevable que Jésus puisse marcher sur l’eau. Leur raisonnement humain prend le dessus sur eux. Dans Marc 6 au verset 52 on apprend que les disciples n’ont pas compris le miracle de la multiplication des pains « parce que leur cœur était endurci ». Ils sont donc lents à croire, et cela nous montre que le miracle ne suffit pas au manque de foi.
 Qu’en est-il de nous ? Souvent nous sommes super heureux après qu’une prière ait été exaucée mais oublions à mesure que le temps passe jusqu’à avoir l’impression d’être tout seul.
Ainsi il nous est montré dans ce passage que si Jésus veut convaincre la foule, il veut surtout convaincre ceux qui sont au plus proche de lui, ses disciples. Jésus traverse l’enveloppe de leur cœur pour qu’ils comprennent qui Il est vraiment.
 Et nous ? De même que les disciples apprennent à Le connaitre au fil de leur vie à Ses côtés, nous franchissons des étapes dans notre vie avec Lui. Il y a un travail constant qui est fait en nous car on a encore besoin que des choses nous soient révélées et nous en auront toujours besoin. On doit intégrer « l’école du Seigneur » car II a encore et aura toujours des choses à nous dire, des révélations à nous donner.
Par exemple, le Seigneur en permettant des épreuves à des chrétiens convertis depuis plusieurs années Se révèle à nous de manière encore plus grande afin que l’on comprenne vraiment qui Il est. Donc quand on reste avec Lui, qu’on grandit avec Lui, à des moments des voiles s’enlèvent de nos yeux, de nos cœurs… et on a des révélations plus grandes du Seigneur que celles que nous avions eu jusqu’alors.

Mais Jésus leur dit : C’est moi ; n’ayez pas peur ! Ils voulaient donc le prendre dans la barque, et aussitôt la barque aborda au lieu où ils allaient.
Ces versets présentent Jésus comme le maître du temps et de l’espace. En effet, Il a parcouru 25 voire 30 stades soit 5 km en marchant sur l’eau et ce, en bien moins de temps que les disciples en ramant. Ceux-ci sont partis à la tombée de la nuit « quand le soir fut venu » ce qui correspond à la 1èreveille de la nuit et, lorsque Jésus vient à leur rencontre, ils sont dans la 4ème veille de la nuit, soit à la fin de celle-ci. Dans Matthieu 14 il est en effet écrit : « A la quatrième veille de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer ».

  1. 1ère veille (18h21h)
  2. 2nde veille 21h/minuit
  3. 3ème veille minuit/3h
  4. 4ème veille 3h/6h
    Dans les autres évangiles (Matthieu 14:32) on apprend que les disciples adorent Dieu après ce miracle, ils ont même une révélation puisqu’ils disent « tu es véritablement le Fils de Dieu ». lls comprennent donc quelque chose qu’ils n’avaient pas réellement compris auparavant. Ils tombent aux pieds du Seigneur, ce qu’ils n’ont pas fait à la suite de tous les miracles précédents ; les noces de Cana où il a changé l’eau en vin, la guérison du paralytique…
     Et nous ? Avons-nous eu cette révélation ? Toute notre vie nous pouvons Lui demander de se révéler à nous. Moïse lui demande de voir Sa gloire alors qu’il l’a déjà vu. Lorsqu’il Lui demande cela il a déjà traversé la Mer Rouge, il reçoit déjà la manne tous les matins… Moïse lui fait cette demande car il veut voir quelque chose de plus grand, de plus intime.
    La foule qui était restée de l’autre côté de la mer avait remarqué qu’il ne se trouvait là qu’une seule barque, et que Jésus n’était pas monté dans cette barque avec ses disciples, mais qu’ils étaient partis seuls.
    La foule revient là où elle a mangé le pain et le poisson et ne voit personne. Or les constituants de celle-ci ont vu que Jésus n’était pas monté à bord du bateau avec les autres. Ils le cherchent mais ne Le trouvent pas. Ils prennent même des barques pour traverser et sont surpris de Le voir de l’autre côté de la mer.
    A retenir :
  • Les disciples ont eu une attitude de cœur similaire à d’habitude mais Jésus, un jour, se révèle à eux. Leur vie avec Lui est donc un processus au cours duquel ils franchissent des étapes.
  • En restant fidèle à Lui, obéissants, ils démontraient qu’ils étaient avec Lui alors même qu’ils n’avaient pas tout compris. Cf « tu es véritablement le Fils de Dieu ». Donc malgré nos erreurs, il ne faut pas nous décourager car le fait de continuer à Le suivre nous permet de comprendre au fur et à mesure.
  • L’obéissance et la fidélité avec ce qu’on a compris précède/engendre une/des révélations plus grande(s) : « On donnera à celui qui a » Matthieu 13 :12.

 

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